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Joëlle Rasoarivelo Photographe
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Photos Roger Daltrey @ L’Olympia 2012

NEWS LIVE REPORT BIOGRAPHIE DISCOGRAPHIE

ROGER DALTREY @ L'OLYMPIA 2012

Depuis 2011, Roger Daltrey tourne en solo à travers le monde avec le spectacle Tommy Reborn qui, comme son nom l’indique, redonne vie à l’opera rock classique des Who Tommy. Adoubé par Pete Townshend, ce spectacle faisait escale à l’Olympia (Paris). En plus de reprendre l’intégralité de l’album mythique, Roger Daltrey nous a gratifié de reprises et d’autres classiques des Who au cours d’un show de près de 2h30. Nostalgie quand tu nous tiens…


*** Les photos ne sont pas libres de droits /// All rights reserved ***

Dès 20h, les rangées de l’Olympia sont déjà bien garnies. Le groupe rock anglais Little Fish fait patienter les spectateurs venus bien évidemment applaudir Roger Daltrey, frontman emblématique des Who, et ses jonglages de micro légendaires. Ils ne vont pas être déçus. Après la demi-heure d’entracte obligatoire dans la salle parisienne pour faire tourner le bar, la sonnerie rappelle le public dans la salle.

Le frontman fait tournoyer son micro tel un jongleur de boules enflammées

A 21h, c’est l’heure. L’obscurité se fait et Roger Daltrey apparaît en pleine lumière entouré de ses musiciens Franck Simes (guitare), Scott Deavours (batterie), Jon Button (basse), Loren Gold (claviers) et du petit frère de Pete Townshend, Simon Townshend (guitare). Alors que les premiers accords de l’instrumental Overture résonnent, le frontman s’empare de deux tambourins. L’Olympia tape immédiatement dans les mains, tout électrisé par ce retour en 1969. Les deux guitaristes se livrent un combat de guitares acoustiques sans merci. La voix enregistrée de Roger Daltrey résonne dans l’enceinte. Le groupe enchaîne sur le bref et grandiloquent It’s a Boy.

Une première ovation salue le conquérant et grandiose 1921. La voix de Roger Daltrey n’est pas encore bien chauffée mais les coeurs des spectateurs, eux, sont réchauffés. Suit Amazing Journey exécuté comme sur l’album. Le frontman profite de ce titre pour faire tournoyer son micro tel un jongleur de boules enflammées. Derrière son plexiglass, Jon envoie les premiers roulements forcenés à la Keith Moon. C’est mythique. L’Olympia est bouillant. L’enfance de Tommy prend forme. L’enfant devient sourd, aveugle et muet après avoir assisté à l’assassinat de l’amant de sa mère par son père. L’instrumental Sparks maintient la pression avec son intro rock sombre et ses changements de rythmes. Les riffs de guitare de Simon et de Franck rappellent à tous le style incendiaire de Pete Townshend. La voix de Roger Daltrey commence à être bien en place sur la reprise Eyesight to the Blind du bluesman Sonny Boy Williamson II.

Les premiers accords de guitares acoustiques du classique Pinball Wizard soulèvent l’Olympia

Le fameux « Tommy Can You Hear Me ? » s’insinue ensuite dans Christmas, teaser de ce qui va venir ensuite. Roger Daltrey n’intervient pas entre les chansons. L’opéra rock se déroule et prend tout son sens avec la litanie dramatique de Cousin Kevin qui expose les mauvais traitements infligés à Tommy par son cousin. Le groupe chante en choeur. C’est au tour ensuite de l’Acid Queen d’entrer en piste. Elle fournit du LSD à Tommy pour le soigner. Armé de son tambourin, Roger Daltrey chante entre des parties de chant enregistrées. La batterie est bien mise en avant. Dans la foulée, le groupe distille brièvement Do You Think It’s Alright, sautant au passage l’instrumental de 10 minutes Underture.

Roger Daltrey reprend ensuite le micro et chante, les jambes écartées, Fiddle About d’une voix de troglodyte. Sur ce titre écrit par John Entwistle, Tommy est abusé par son Oncle Ernie. La chanson annonce l’arrivée du classique Pinball Wizard dont les premiers accords de guitares acoustiques soulèvent l’Olympia. Le frontman repart dans une série de jonglages. La salle parisienne chante en choeur et salue vivement ses jets de micro. Tommy devient un champion de flipper. L’hymne est salué par une nouvelle ovation. En guise de transition, There’s a Doctor annonce le classique Go to the Mirror!. Repris en choeur par les spectateurs, le leitmotiv « See me, feel me » donne la chair de poule. C’est l’occasion d’apprendre que les maux dont souffre Tommy sont psychosomatiques. L’Olympia tape des mains.

L’Olympia se lève et hurle « Who ! Who ! Who ! »

La ballade fédératrice Tommy Can You Hear Me? s’installe brièvement avant que ne résonne le rock à l’ancienne de Smash the Mirror. La mère de Tommy brise le miroir que ne peut s’empêcher de fixer son fils. Elle lui redonne ainsi l’ouïe, la vue et la parole. Le morceau se termine sur un bris de glace. Roger Daltrey et ses acolytes s’aventurent ensuite dans la chanson pop rock lumineuse et libératrice Sensation. Le frontman peine un peu à la voix mais l’énergie est toujours présente. Les arpèges d’I’m Free prennent ensuite possession des lieux pour déboucher sur un bon riff rock. La transition Miracle Cure sonne comme un générique pour la chanson suivante Sally Simpson. Cette ballade folk à la Bob Dylan introduit l’accession de Tommy au rang de gourou et parle d’une de ses admiratrices. Une voix enregistrée résonne pendant que Roger Daltrey tape dans les mains.

Un piano accueillant annonce ensuite Welcome, un titre qui monte en intensité. Tommy invite ses disciples chez lui. Le morceau débouche sur Tommy’s Holiday Camp qui accueille un banjo. Roger Daltrey prend une voix graveleuse pour cette chanson de moins d’une minute. Le rock reprend ses droits avec l’hymne fédérateur We’re Not Gonna Take It qui conclue l’opera rock. Le frontman a sa chemise de plus en plus ouverte. « See me, Feel me » résonne à nouveau. Roger Daltrey se lance dans de nouveaux jonglages. Sur les roulements finaux, l’Olympia se lève et hurle « Who ! Who ! Who ! ». Il est 22h05 et le concert est loin d’être terminé !

La session blues se poursuit avec Who Are You, Mannish Boy et My Generation

Le chanteur prend enfin la parole : « Merci. Excusez mon français et mes lacunes en anglais » plaisante-t-il en prenant une guitare. Le groupe enchaîne avec I Can See for Miles, emprunté au répertoire des Who. L’Olympia reste debout pour accompagner ce titre énergique. Suit The Kids Are Alright, référence aux Mods. L’émotion est au rendez-vous avec l’incontournable ballade Behind Blue Eyes reprise en choeur par la salle. Roger Daltrey pose ensuite sa guitare pour la reprise des Who Pictures of Lily. Il prend le temps dans la foulée de présenter au public Simon Townshend. « Il a écrit des chansons formidables et il va en chanter une. Ça s’appelle That’s the Way It Is ». Simon Townshend joue donc ce titre à la guitare acoustique accompagné par le deuxième guitariste.

Roger Daltrey reprend le micro pour le rocky Going Mobile. « Cette chanson parle du week end après la semaine de boulot » explique-t-il pour introduire ensuite Days of Light, titre très ricain extrait de son répertoire solo. Il prend alors sa guitare. « C’est une de mes chansons préférées. C’est une chanson de mes ancêtres » lance-t-il avant de livrer la reprise de Taj Mahal Freedom Ride. Cette chanson marque le début d’une session blues qui se poursuit avec une version bluesy de Who Are You, la reprise de Bo Diddley Mannish Boy et une version bluesy de My Generation. Alors que le batteur repart dans des roulement endiablés, le frontman propose une nouvelles sessions de jonglages qui produit toujours le même effet sur les spectateurs. L’esprit blues plane également avec Young Man Blues de Mose Allison, reprise souvent sur scène par les Who. Sur ce titre, le groupe lâche à nouveau les chiens et l’Olympia savoure cette cure de jouvence.

« Cette chanson résume ce que je ressens pour le public. Merci d’être là pour moi »

L’intro de claviers mythique de Baba O’Riley prend le relai. Les accords conquérants sont lâchés. Les spectateurs chantent en choeur. Roger Daltrey en profite pour placer un solo d’harmonica. Après avoir présenté le groupe, il rend hommage à ses fans. « Cette chanson résume ce que je ressens pour le public. Merci d’être là pour moi » lance-t-il avant de livrer cette ballade acoustique. Avant de quitter la scène, Roger Daltrey applaudit l’Olympia. Il est rejoint par ses musiciens pour un salut final. Les applaudissements redoublent lorsque le groupe rejoint les coulisses.

Quelques minutes plus tard, le frontman revient. « Les Who n’ont jamais joué cette chanson sur scène. Pete ne voulait pas » explique-t-il avant de jouer au ukulélé Blue Red and Grey. Son ukulélé souffre de quelques problèmes de son. « Qui a foutu la merde avec mon ukulélé ? Sabotage ! » s’exclame-t-il. Les roadies réparent le problème et Roger Daltrey reprend la chanson du début. Il est rejoint par des claviers et une contrebasse. Ce final calme lui vaut une nouvelle ovation. Il est 23h20. Le leader des Who quitte définitivement les lieux. Les spectateurs en font de même, pleinement satisfaits par ce concert unique qui fut certainement la dernière occasion d’entendre Tommy en live.

LA SET LIST COMPLÈTE :

OVERTURE (THE WHO)
IT’S A BOY (THE WHO)
1921 (THE WHO)
AMAZING JOURNEY (THE WHO)
SPARKS (THE WHO)
EYESIGHT TO THE BLIND (SONNY BOY WILLIAMSON II)
CHRISTMAS (THE WHO)
COUSIN KEVIN (THE WHO)
THE ACID QUEEN (THE WHO)
DO YOU THING IT’S ALRIGHT? (THE WHO)
FIDDLE ABOUT (THE WHO)
PINBALL WIZARD (THE WHO)
THERE’S A DOCTOR (THE WHO)
GO TO THE MIRROR (THE WHO)
TOMMY CAN YOU HEAR ME? (THE WHO)
SMASH THE MIRROR (THE WHO)
SENSATION (THE WHO)
I’M FREE (THE WHO)
MIRACLE CURE (THE WHO)
SALLY SIMPSON (THE WHO)
WELCOME (THE WHO)
TOMMY’S HOLIDAY CAMP (THE WHO)
WE’RE NOT GONNA TAKE IT (THE WHO)
SEE ME, FEEL ME / LISTENING TO YOU (THE WHO)
I CAN SEE FOR MILES (THE WHO)
THE KIDS ARE ALRIGHT (THE WHO)
BEHIND BLUE EYES (THE WHO)
PICTURES OF LILY (THE WHO)
THE WAY IT IS (SIMON TOWNSHEND)
GOING MOBILE (THE WHO)
DAYS OF LIGHT
FREEDOM RIDE (TAJ MAHAL)
WHO ARE YOU (THE WHO)
MANNISH BOY (BO DIDDLEY)
MY GENERATION (THE WHO)
YOUG MAN BLUES (MOSE ALLISON)
BABA O’RILEY (THE WHO)
WITHOUT YOUR LOVE

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BLUE RED AND GREY (THE WHO)

/// Textes : Mr. Grieves /// Crédit photos : © Joëlle Rasoarivelo ///

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