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Joëlle Rasoarivelo Photographe
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Photos Machine Head @ Le Zénith 2011

NEWS LIVE REPORT BIOGRAPHIE DISCOGRAPHIE

MACHINE HEAD @ LE ZÉNITH 2011

Machine Head est de retour à Paris ! Quelques semaines après la parution de son nouvel opus Unto the Locust, les Américains investissaient le Zénith de Paris avec Darkest Hour, DevilDriver et Bring Me the Horizon. Une soirée placée donc sous le signe du sang, de la sueur et des larmes.


*** Les photos ne sont pas libres de droits /// All rights reserved ***

Avant l’arrivée de Machine Head, le Zénith de Paris a le temps d’expérimenter les circle pits, les bravehearts, pogos et autres crowd surfings en se fusillant les oreilles aux sons de Darkest HourDevilDriver et Bring Me the Horizon. Les spectateurs sont déjà en sueur lorsque il s’agit d’appeler le groupe par son petit nom. Les « Machine Fuckin’ Head ! » de rigueur s’élèvent avant que l’obscurité ne s’abatte sur la salle parisienne à 21h45.

Machine Head remplit parfaitement son rôle de gardien du temple metal

Sur la musique de Diary of a Madman d’Ozzy Osbourne, des coulées de sang apparaissent sur les écrans disposés sur scène de part et d’autre de la batterie. Machine Head se place dans l’obscurité. Robb Flynn dégaine un « Paris, are you fuckin’ ready ? » et, sous des lumières rouges, le groupe entre dans le vif du sujet avec I Am Hell (Sonata in C#). Le Zénith crie et lève les poings sur le riff épileptique. Sous les coups de marteau pilon, des mouvements désordonnés s’emparent de la fosse qui se prend un double solo dans la face. Le son est dantesque, l’agression maximale. Machine Head remplit parfaitement son rôle de gardien du temple metal.

Les Américains enchaînent sous des lumières vertes avec Be Still and Know. Robb demande à la foule de s’exprimer. Elle s’exécute sans sourciller sur ce titre plus heavy et mélodique. Les crowd surfings saluent la puissance du groupe. Et ce n’est que le début ! Machine Head livre en pâture Imperium. Dès les premières notes de guitare en son clair, la salle rugit. « Paris, met ton poing en l’air » hurle le frontman. « Est-ce que vous êtes prêts à chanter celle-là ? ». Sur le riff mitraillette, la fosse se bouscule et chante. Robb, Adam Duce (basse) et Phil Demmel (guitare) se placent au centre de la scène et headbanguent en choeur. Robb demande un circle pit et l’obtient. Il finit la guitare au-dessus de la tête en signe de victoire.

« A ta santé, Paris ! »

La grosse caisse annonce ensuite l’arrivée de Beautiful Mourning. La maîtrise du groupe est totale que ce soit sur des passages heavy et mélodiques que sur des passages thrash et agressifs. Robb s’en donne à coeur joie. Le public scande à nouveau « Machine Fuckin’ Head ! » alors que la scène se vide. Le frontman revient seul une bière à la main. « A ta santé, Paris ! On vient vous apporter de l’énergie. Pouvez-vous nous donner votre énergie en retour ? Lose your fuckin’ mind ! ». Le Zénith se lâche alors sur la basse et les guitares énormes de The Blood, The Sweat, The Tears. La composition est riche et prouve la volonté des Américains de proposer plusieurs parties et ambiances dans leurs morceaux.

Cette volonté se confirme avec le nouveau single Locust : une introduction calme, une voix posée puis une déferlante de violence. La fosse lève à nouveau les bras et saute. Des portables filment ce grand moment. Robb prouve son habilité au solo. Ça fait plaisir de voir un frontman aussi habile avec son manche. Machine Head quitte la scène et une bande enregistrée se met en route. A la batterie, Dave McClain ne laisse aucun répit en introduisant This Is the End. Les lumières épileptiques accompagnent le riff. La double pédale tapisse les tympans. Les deux guitaristes se livrent à des duels de solos fratricides. Le Zénith est aux anges…

« Vous voulez une chanson lente ou une chanson rapide ? »

« Allumez la lumière pour voir tous ces cinglés » demande Robb avec son verre à la main. Il va chercher une bouteille d’eau et la jette dans la fosse. « One more chance for France ! ». Il prend une deuxième bouteille et s’essaie à un nouveau lancer sur un roulement de caisse claire. « Vous vous amusez jusque là ? Faites du bruit pour Darkest Hour, DevilDriver et Bring Me the Horizon ! Vous voulez une chanson lente ou une chanson rapide ? » Evidemment, le Zénith opte pour la seconde option. Machine Head distille donc Aesthetic of Hate. Le circle pit reprend ses droits. Double solo sur tapis de double pédale, supplément basse dans ta face.

Les guitares résonnent encore quand le groupe s’attaque à Old. Le son prend aux tripes. « Holy fuckin’ shit ! » conclue Robb avant une nouvelle pause dans le noir. Le frontman revient alors seul avec une guitare acoustique et se lance dans un speech. « Ça fait 17 ans qu’on fait ça. On a joué ici sur notre première tournée avec Slayer. Quand on était jeune, on était des freaks et, quand on a entendu cette musique, on a su qu’on devait être sur scène pour rester sain et sortir cette douleur que l’on avait en nous. Cette prochaine chanson parle de la musique. Si vous connaissez cette chanson, devenons une seule voix ce soir ». Suit Darkness Within, sa voix claire et son riff énervé en acoustique. Rejoint par ses acolytes, Robb envoie la sauce. La chanson devient presque un hymne de stade, un stade dans lequel les athlètes seraient habillés en cuir noir et cracheraient du feu par leurs trous de balle. Les spectateurs finissent par chanter a cappella en tapant des mains. Le frontman s’incline et les applaudit.

« Si des mecs bougent pas, éclatez-leur la tête ! »

Des sirènes de Declaration retentissent avant que l’alternance de calme et fureur de Bulldozer ne vienne tout détruire sur son passage. Un gros pogo collectif se met en place alors que de la fumée envahit la scène. Ça sent le souffre, les portes de l’Enfer se sont ouvertes ! On a rarement vu le Zénith aussi motivé de la fosse aux gradins. Dans la foulée, Machine Head livre Ten Ton Hammer. « Headbang mother fucker ! » ordonne Robb. Sur ces derniers coups de massue, le groupe se retire. Il est 23h10. Vous en reprendrez bien une louche ?

Les Américains mettent du temps à revenir et le Zénith tape bruyamment des pieds. « Santé fuckin’ maniacs ! » lance Robb. « On va revenir quatre ans en arrière. On a besoin de vous. Si des mecs bougent pas, éclatez-leur la tête ! ». Toute la salle se lève et tape des mains sur Halo. Les crowd surfers en profitent à fond. Robb et Adam se placent dos à dos et reprennent la distribution de riffs assassins. Un nouveau duel de solos enflamme les spectateurs et vaut au groupe une ovation. Machine Head lâche ensuite les gros accords de Davidian. Double pédale, artillerie lourde, mitraillette, Kalachnikov, on n’a plus de mots pour décrire la puissance de la formation…

Pour finir, Robb présente ses camarades et lance sa guitare en coulisses. « Tu es incroyable Paris. Merci beaucoup ». Dave envoie ses baguettes alors que la guitare et la basse continuent de résonner. Le frontman reste en dernier sur scène et applaudit le Zénith pour son accueil et sa participation active. Il fait hurler le public, les bras en l’air puis disparaît en courant dans les coulisses. 23H35. Les spectateurs sont rassasiés par ces 110 minutes de metal pur jus et quittent la salle rincés mais heureux. Machine Head a remplit une nouvelle fois son contrat. Du sang, de la sueur et des larmes, tout y était !

LA SET LIST COMPLÈTE :

DIARY OF A MADMAN (OZZY OSBOURNE)
I AM HELL (SONATA IN C#)
BE STILL AND KNOW
IMPERIUM
BEAUTIFUL MOURNING
THE BLOOD, THE SWEAT, THE TEARS
LOCUST
THIS IS THE END
AESTHETICS OF HATE
OLD
DARKNESS WITHIN
DECLARATION
BULLDOZER
TEN TON HAMMER

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HALO
DAVIDIAN

/// Textes : Mr. Grieves /// Crédit photos : © Joëlle Rasoarivelo ///

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