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Joëlle Rasoarivelo Photographe
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Photos Austra, Le Corps Mince de Françoise & Trippples Nippples @ Les Femmes s’en Mêlent 2011

NEWS LIVE REPORT INFOS ARTISTES

PHOTOS AUSTRA, LE CORPS MINCE DE FRANÇOISE & TRIPPPLES NIPPPLES @ LES FEMMES S'EN MELENT 2011

Pour terminer son édition 2011 à Paris, le festival Les Femmes s’en Mêlent réunissait un plateau de choix à la Machine du Moulin Rouge pour une soirée épique jusqu’au petit matin. Gros plan sur les prestations de Trippple Nippples, Le Corps Mince de Françoise et Austra.

*** Les photos ne sont pas libres de droits ***

Les Trippples Nippples réservent une expérience sonore et visuelle unique

Après des mises en bouche assurées par Rikslyd, The Konki Duet et CocknBullKid et une foule qui se presse de plus dans la salle de la Chaufferie, les Trippple Nippples s’apprêtent à entrer en scène. A 23h40, alors que les fumigènes remplissent correctement leur fonction, le duo japonais envoie la sauce electro punk en ouvrant sa prestation sur RIP Meat. Devant trois musiciens, les deux chanteuses se déchaînent vêtues de guenilles multicolores qui réagissent à la lumière noire.

La musique du groupe est idéale pour les espaces confinés. Les spectateurs dansent joyeusement sous les assauts furieux des Japonaises. L’electro grasse de Whiteboy, la drum ‘n bass accélérée de Nasaka et le rouleau compresseur rythmique de Zodiac Gold sont accompagnés de mouvements guerriers des chanteuses qui réservent une expérience sonore et visuelle unique. Sur Tokyo City, elles font exploser un ballon rempli de plumes. La chanson extatique Hawaii retourne totalement la Chaufferie. Le flow du duo est assassin. Il est rare de voir se lâcher aussi pleinement des artistes sur scène. Les chanteuses se bousculent sur Warsong. La frénésie se poursuit sur Plastic.

Les Trippple Nippples s’engagent dans la dernière ligne droite de leur prestation avec Cavity, chanson titre de leur dernier opus. A cette occasion, elles balancent un carton rempli de plumes ! A la fin du morceau, les Japonaises brandissent fièrement les lettres L S et D et les donnent au public. Pour joindre le geste à la parole, elles entament le galopant LSD. Le public est en transe sur les refrains « I Like My LSD ». Une des chanteuses descend dans la fosse pour danser au milieu des spectateurs. C’est le climax du show. Tout le monde saute à l’unisson. Il est 0h15 et c’est déjà fini après 35 minutes de show intense. Une bien belle expérience.

Le Corps Mince de Françoise passe en mode riot girls pour le plus grand plaisir des spectateurs

Cinq minutes pour reprendre ses esprits et Le Corps Mince de Françoise enchaîne sur la scène principale de La Machine du Moulin Rouge. Le duo d’Helsinki se présente avec son nouvel opus Love & Nature paru en février dernier. Immédiatement, Emma et Mia Kemppainen, accompagnées par un batteur, distillent un titre très pop dansant happy et festif. Débordant d’énergie, le groupe fait danser La Machine du Moulin Rouge entre pop rock, electro, phases frénétiques et flows rap. Parfois, il passe en mode riot girls pour le plus grand plaisir des spectateurs. Le fameux Something Golden fait hurler les fans qui se lâchent aussitôt que les premières notes résonnent.

De son nouvel album, Le Corps Mince de Françoise extrait Take Me to the Mountains, Cool and Bored ou encore Hard Smile« Je t’aime Paris ! C’est notre dernière chanson pour toi ! » introduit Future Me sur laquelle la chanteuse place quelques pas de danse hip hop à l’ancienne. Les spectateurs se laissent porter par le rythme cool de la chanson.  Au bout de 40 minutes de prestation, le trio quitte la scène laissant La Machine du Moulin Rouge sur sa faim. Heureusement, les Finlandaises reviennent rapidement avec l’electro pop 80’s We Are Cannibals. La fosse se dandine.

Pour achever son set, Le Corps Mince de Françoise balance le frénétique Bitch of the Bitches. Sur une programmation épileptique, cet hymne girl power fait l’unanimité dans l’assistance. Il marque la fin de ce concert qui aura duré 50 minutes et ouvert magnifiquement la voie pour Austra.

« …je parle peu de français mais je suis stupide… »

A 1h40 pile, Austra débarque sur scène. Le ton est donné, sous des lumières bleues, l’ambiance est dark, la chanteuse Katie Stelmanis envoute la salle avec sa voix venue non pas d’Australie mais directement de Toronto (Canada). Austra est un groupe emmené par le trio Katie Stelmanis, le cerveau du projet, Dorian Wolf et Maya Postepski. Après leur premier passage au Divan du Monde en janvier dernier, les Canadiens se produisent pour la deuxième fois à Paris mais cette fois-ci sans leurs choristes.

Katie est totalement habitée, danse bizarrement en présentant des figures fantasmagoriques. Habillée juste d’un collant et d’un haut tout simple, cheveux blonds sur la gueule tout le long du set, la chanteuse capte l’attention. Maya, derrière ses lunettes et ses fûts, assure sans broncher et produit un beat soutenu. Ce soir, le son est mixé aux petits oignons. L’electro fait danser la salle mais apaise à la fois les oreilles, c’est le paradoxe de leurs compositions. La mélodie monte à chaque titre jusqu’au bord de l’orgasme. Les cymbales s’emballent, le clavier caresse et s’entremêle avec la voix. Au bout de quatre titres, Katie s’adresse au public « Comment ça va ? J’habite en Canada, je parle peu de français mais je suis stupide… » avant de poursuivre le set.

Le public applaudit en masse à la fin de chaque morceau. C’est assez surprenant de constater autant d’enthousiasme. Ce soir, la majorité des spectateurs ne connait pas les titres du premier opus du groupe Feel It Break et on suppose que la plupart découvre Austra sur scène. A ce jour, seulement deux titres circulent sur la Toile. On pense à Lose It et bien évidemment au single Beat and the Pulse qui est par ailleurs accueilli comme il se doit.

En 45 minutes de live dont un rappel, les Canadiens ont enflammé la salle avec leur son simple mais efficace sublimé par une voix tellement belle et gracieuse que celle-ci est reconnaissable entre mille. Décidément, le Canada cache des perles rares. Austra est incontestablement le groupe de l’année dans l’underground electro !

/// Textes : Mr. Grieves & Lucy Seeds /// Crédit photos : © Joëlle Rasoarivelo ///

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