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Joëlle Rasoarivelo Photographe
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Photos Arctic Monkeys @ Le Casino de Paris 2012

NEWS LIVE REPORT BIOGRAPHIE DISCOGRAPHIE

ARCTIC MONKEYS @ LE CASINO DE PARIS 2012

Après Rock en Seine et la Cigale l’année dernière, les Arctic Monkeys retrouvaient une nouvelle fois les Parisiens pour clôturer en beauté le mois de janvier. Ce concert au Casino de Paris inaugurait une résidence de trois dates dans la Capitale qui se poursuivra à l’Olympia et au Zénith de Paris. Ce coup d’envoi fût forcément explosif !


*** Les photos ne sont pas libres de droits /// All rights reserved ***

Pour commencer la soirée, c’est Miles Kane, ami de longue date d’Alex Turner, qui ouvre les hostilités. L’Anglais se présente sur scène à 19h30 tapantes, un horaire bien « matinal » pour un artiste de cette trempe. Bref, le bonhomme livre une prestation de 40 minutes au cours de laquelle il propose de nouveaux arrangements aux morceaux déjà bien ancrés dans les esprits issus de son premier opus Colour of the Trap. Miles Kane réjouit le Casino de Paris et termine par le single Inhaler. Le warm up fut hot !

« Bonsoir. Nous sommes les Arctic Monkeys. C’est bon de vous revoir »

Après 40 minutes d’entracte, les lumières s’éteignent dans le Casino de Paris et une intro hip hop se met en route. Les Arctic Monkeys arrivent finalement sous les acclamations et Alex Turner lance le riff rampant de Don’t Sit Down ‘Cause I’ve Moved Your Chair. Lorsque ses camarades le rejoignent, le son devient absolument titanesque. La voix menaçante d’Alex résonne comme perdue dans le désert. Les bras se lèvent et les guitares hurlent sur un final stroboscopique. Ça démarre plutôt bien.

« Bonsoir. Nous sommes les Arctic Monkeys. C’est bon de vous revoir » lance le frontman alors que Matt Helders (batterie) donne du pied de grosse caisse. « Cette chanson s’appelle Teddy Picker ». La guitare se fait alors robotique. Le refrain vire à la pop et entraîne toute la salle. L’efficacité, marque de fabrique du quatuor, est bel et bien au rendez-vous ! Sans plus attendre, les Anglais enchaînent sur le plus heavy Crying Lightning. A la basse, Nick O’Malley est bien présent. Eclairé par des lumières qui viennent du bas de la scène, le groupe assure. On mesure l’évolution musicale depuis ses débuts. Les Arctic Monkeys ont ralenti le tempo, se sont américanisés dans leur son et ont pris de l’épaisseur. La réponse du public est toujours aussi positive.

Les mélodies roulent toutes seules sur l’autoroute du britrock

Il commence à faire chaud et Alex fait tomber son blouson en cuir. « Comment dit-on en français Shalalala… » demande-t-il pour introduire The Hellcat Spangled Shalalala. Sur le couplet, la section rythmique est cool et chaloupée. On pourrait presque dire que c’est une chanson pour les filles. Les lumières roses bonbon renforcent cette impression. La gent féminine est d’ailleurs bien représentée ce soir. Si les coups de bassin de Miles Kane en première partie ne l’ont pas laissée indifférente, le charisme d’Alex semble lui faire encore plus de l’effet.

Après cette respiration, les Arctic Monkeys remettent la gomme avec le nouveau single Black Treacle. Sur des accords de guitare tranchants comme un rasoir cinq lames, la voix du frontman s’élève majestueusement. Le registre est radio friendly, idéal pour les vacances. Entre refrains pop et couplets rock, les mélodies roulent toutes seules sur l’autoroute du britrock. Le Casino de Paris réserve une ovation à ce voyage ensoleillé. Dans la foulée, les guitares larsènent. On sent que ça va saigner. Le riff broyeur de Brianstorm confirme ce pressentiment. Les stroboscopes accompagnent l’intro du morceau. Les spectateurs sautent. Ça fait plaisir de retrouver le groupe en mode « tranchage dans le vif ».

Alex Turner redonne le départ de la baston

Après s’être assuré que tout le monde allait bien, Alex lance l’intro puissante de The View from the Afternoon. La batterie est galopante. Les upper cuts percutent les tympans, les changements de rythmes s’enchaînent. Impeccable. Pour enfoncer le clou, les Arctic Monkeys envoient manu militari leur single mythique I Bet You Look Good on the Dancefloor. C’est l’euphorie dans le Casino de Paris. L’introduction en forme de fusillade et les flashes de lumière qui l’accompagnent provoquent les premiers crowd surfings. La salle accueille les bras levés ce retour aux sources. Matt matraque ses fûts. Alex lâche sa voix comme au premier jour. Orgasmique.

La déferlante I Bet You Look Good on the Dancefloor passée, les Anglais proposent le premier temps mort de la soirée. Cette accalmie est de courte durée puisqu’ils distillent ensuite le frénétique Library Pictures. Sur ce titre, le batteur semble avoir dix-huit bras ! Le riff saccadé déclenche des mouvements incontrôlables dans la fosse. Tout d’un coup, le morceau énervé laisse place à une plage cool de sable blanc. Mais, rapidement, Alex redonne le départ de la baston. Les Arctic Monkeys ne s’arrêtent pas en si bon chemin. La grosse attaque frontale d’Evil Twin alimente l’énergie du concert qui semble être à son apogée depuis quelques titres. Sur un break basse/batterie, la voix d’Alex résonne avec cet accent british très « va te faire foutre ». Le Casino de Paris tape des mains pour accompagner le groupe. Les balcons sont debout.

Nous sommes au bord de l’orgasme auditif…

L’intensité redescend d’un cran ensuite avec Brick by Brick. Dès les premières notes de guitare, des cris se font entendre. Cette chanson, qui avait annoncé leur retour l’année dernière, est très américaine dans l’esprit. Matt chante les couplets. Ce titre heavy pourrait faire partie des compilations Desert Sessions de Josh Homme. « Vous êtes toujours là Paris ? Vous vous amusez ? » demande Alex. La réponse est unanime : oui, on s’amuse ! L’intro très post punk de The House Is a Circus avec ses guitares tranchantes et sa basse tournoyante, portée par un lâché de fumigènes sur la scène, signe la reprise des hostilités. Les ombres géantes des musiciens se dessinent sur la fond de la scène alors qu’un déluge de guitares s’abat sur la salle.

Ce déluge débouche sur Still Take You Home aux riffs coup de poing. L’euphorie reprend dans les travées. Alex pose ensuite sa guitare et envoie son mediator dans le public. « Vous allez avoir des problèmes » lance-t-il avant qu’un clavier fantomatique n’annonce Pretty Visitors. Le frontman arpente la scène alors que le riff « prends ça dans ta gueule » se met en place. Ce classique contrasté du répertoire des Arctic Monkeys se révèle toujours aussi efficace. Finalement, Alex reprend sa guitare pour un solo au bottleneck. Nous sommes au bord de l’orgasme auditif… « Cette prochaine chanson est pour les filles » annonce-t-il pour introduire She’s Thunderstorms. La structure de ce morceau heavy slow est classique et puissante sans jamais tomber dans le patos.

« Il assure plus que vous en blouson noir. Voici Miles Kane ! »

Matt enchaîne vigoureusement sur Do Me a Favour. Les guitares western nous habillent pour l’hiver. Ce titre extrait de l’album Favourite Worst Nightmare pourrait être écarté de la set list mais il vaut la peine d’être entendu rien que pour la voix d’Alex qui fait 70% de son charme. « On doit vous laisser maintenant » annonce le frontman. Il entame seul à la guitare When the Sun Goes Down, ce qui provoque cris et hurlements de plaisir dans le Casino de Paris. Les portables se mettent à filmer. A la fin de l’introduction, le public ovationne le groupe. Les Arctic Monkeys repartent comme en 40 (ou en 2006) avec cette chanson issue de leur premier album. Le riff haché, véritable marque de fabrique du groupe, résonne dans la salle illuminée. Alex achève seul le morceau pendant que ses camarades quittent la scène. Il pose finalement sa guitare, fait un signe de la main et les suit en coulisses.

1h10 de concert. C’est un peu court. Les Anglais reviennent donc pour un rappel. Ils livrent d’abord en douceur Suck It and See. Sur ce genre de titre, le chanteur doit toujours avoir le front plissé, façon crooner. Rod Stewart n’est pas loin, attention… Dans la foulée, les Arctic Monkeys lance le riff tubesque de Fluorescent Adolescent. Le Casino de Paris chante en choeur. Mélodies empressées riment ici avec bras levés. « Merci Paris » lance Alex qui, décidément, ne fait pas honneur à sa réputation de chanteur peu loquace. « Veuillez applaudir Miles Kane. Vous voulez qu’on le ramène sur scène ? Il assure plus que vous en blouson noir. Voici Miles Kane ! ». La salle exulte alors que les deux amis se retrouvent sur scène.

Miles Kane prend la guitare. Alex se place derrière le micro. The Last Shadow Puppets se reforme sous nos yeux pour reprendre un morceau des Arctic Monkeys. Ce sera 505. La batterie monte petit à petit pour déboucher sur une explosion stroboscopique. A la fin du morceau, Miles Kane fait durer le plaisir et laisse larsener sa guitare. Le groupe part sous des lumières éblouissantes. Il est 22h10. Les lumières se rallument immédiatement et la sono se met à cracher Livin’ Thing d’Electric Light Orchestra, un brin kitsch, signe qu’il est l’heure de quitter les lieux. Le public satisfait se disperse.

Pour les avoir vus l’été dernier à Rock en Seine, on est définitivement persuadé que la musique des Arctic Monkeys est beaucoup mieux adaptée à des salles fermées. Au vu de ce concert réussi au Casino de Paris, leur séjour parisien s’annonce sous les meilleurs hospices ! Si vous n’avez pas de place, ne manquez pas la retransmission en direct du concert de l’Olympia le 3 février sur Arte Live Web.

LA SET LIST COMPLÈTE :

DON’T SIT ‘CAUSE I’VE MOVED YOUR CHAIR
TEDDY PICKER
CRYING LIGHTNING
THE HELLCAT SPANGLED SHALALALA
BLACK TREACLE
BRIANSTORM
THE VIEW FROM THE AFTERNOON
I BET YOU LOOK GOOD ON THE DANCEFLOOR
LIBRARY PICTURES
EVIL TWIN
BRICK BY BRICK
THIS HOUSE IS A CIRCUS
STILL TAKE YOU HOME
PRETTY VISITORS
SHE’S THUNDERSTORMS
DO ME A FAVOUR
WHEN THE SUN GOES DOWN

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SUCK IN AND SEE
FLOURESCENT ADOLESCENT
505

/// Textes : Mr. Grieves /// Crédit photos : © Joëlle Rasoarivelo ///

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