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Joëlle Rasoarivelo Photographe
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Photos Yodelice @ L’Olympia 2011

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YODELICE @ L'OLYMPIA 2011

Reconversion réussie pour Maxim Nucci. Après s’être fait un nom dans la réalisation et la production estampillée variété française, le bonhomme s’est fait un pseudo dans l’univers folk rock de la scène française qui chante en anglais. Il savourait son succès deux soirs de suite à l’Olympia quelques mois après la parution de son deuxième opus Cardoid.


*** Les photos ne sont pas libres de droits ***

Avant de recevoir Yodelice, le public de l’Olympia a droit à un set survitaminé de HollySiz qui avait déjà assuré sa première partie au Bataclan en novembre dernier. La prestation du trio pop est saluée par des applaudissements sincères. Elle s’achève à 20h20. En attendant l’arrivée de la tête d’affiche, les spectateurs font la queue poliment au bar. Pendant ce temps, le nom de Yodelice est projeté sur le fond de la scène.

Un début highly rock n’ roll !

Dès 20h45, l’obscurité se fait dans la salle. Les applaudissements fusent et des grillons se font entendre. Pendant quelques minutes, rien ne se passe. L’Olympia a beau encourager le groupe. Yodelice tarde à se présenter. L’excitation ambiante se traduit par une ovation quand le quatuor s’installe dans l’obscurité. Des lumières placées au fond de la scène balaient l’Olympia alors que résonnent les premières notes de Breathe In. Dans une ambiance grunge et inquiétante, Yodelice déploie ses ailes à contre jour.

Le son est très bon. Le groupe se compose d’un violoncelliste, d’un guitariste, d’un batteur et de Maxim Nucci, avec son fameux chapeau à plume et son maquillage. Au milieu du morceau, le quatuor part dans un trip arabisant et grandiloquent. Les lumières se font plus insistantes. Le trip devient tribal et Yodelice s’offre une petite digression sur les solos de Whole Lotta Love de Led Zeppelin. Un début highly rock n’ roll !

Les fondations de l’Olympia tremble sous les sauts des spectateurs

Le groupe fait retomber la pression en distillant Insanity qui provoque des cris orgasmiques dans l’assistance. Sous des lumières bleutées, cette complainte sombre déverse une vague nostalgique dans l’Olympia, notamment grâce au son puissant du violoncelle. Yodelice lâche ensuite la marche sombre Noise. La voix de Maxim Nucci est impeccable, profonde et émotionnelle. Et dire qu’il a réalisé le premier album des L5… On en est bien loin !

Après ces deux titres posés, Yodelice se veut plus rythmé sur My Blood Is Burning qui démarre au violoncelle. La guitare disto est plus accrocheuse et conquérante. Maxim en profite pour placer un solo à l’ancienne et provoque l’hystérie avec son manche. Il saute et exhorte la foule à en faire de même. Le public s’exécute et tape des mains. « Est-ce que ça va tout le monde ? Levez les bras en l’air. Allez, tout le monde saute ! » lance-t-il avant de livrer le riff rock de More Than Meets the Eye. Les fondations de l’Olympia tremble sous les sauts des spectateurs.

« Sentez-vous libres de danser, de chanter, de vous déshabiller »

« On tente un petit rapprochement » lâche le frontman alors que le batteur se place sur le devant de la scène avec un mini kit de batterie. Le guitariste lâche son instrument pour utiliser un tom et des maracas. Le show s’habille d’une couleur intimiste pour accueillir la complainte de l’amoureux solitaire Alone. Ce titre est salué par des applaudissements vigoureux. Yodelice conserve la même configuration. Maxim reste à la guitare électrique et, dès qu’il en sort une note, des cris retentissent. Ça le fait marrer… Le groupe s’aventure alors dans Shadow Boxing qui rappelle les grands espaces américains.

Le frontman passe ensuite à la guitare acoustique pour le sensible Free. « Sentez-vous libres de danser, de chanter, de vous déshabiller. C’est une chanson qui s’appelle Sunday with a Flu ! ». Le grand tube de son premier album fait l’unanimité. Il commence sans batterie et, dès que tous les instruments rentrent, l’Olympia se transforme en bal populaire. C’est la liesse. Maxim laisse le public chanter de bon coeur. Sur la fin, la foule reprend la mélodie à base de « la la la ». Les bras se balancent. On sent que beaucoup étaient venus ce soir pour entendre ce morceau.

L’Olympia accompagne généreusement le beat lourd et puissant

Après une nouvelle ovation, le violoncelliste se lance dans une mélopée lancinante qui laisse place à The Other Side, un titre qui transporte au Texas. La voix de Maxim est enveloppante. Le frontman laisse admirer sa technique d’arpèges et ses talents de beat boxer. Il joue avec un sampler et part dans un trip délirant pendant quelques minutes. A la fin du morceau, le batteur regagne son poste.

Le groupe enchaîne alors sur Confession qui démarre dans une ambiance andalouse. Maxim relance les arpèges hypnotiques et une rythmique au galop s’installe. Le groupe livre ensuite l’arena rock Wake Me Up. Une lumière diffuse est projetée sur la scène, ce qui pose une ambiance étrange. L’Olympia accompagne généreusement le beat lourd et puissant. C’est l’occasion pour le frontman de lâcher un gros solo à l’américaine et de jouer avec ses effets et son sampler. La chanson devient rampante et claustrophobique. Maxim lâche des cris perçants avant de revenir sur le thème original. La salle apprécie et le fait savoir.

« Avec Yodelice, on vit une aventure incroyable en France et ailleurs »

Après cette incartade psychédélique, la formation repose l’ambiance avec la marche funèbre Experience. Ce titre s’interrompt pour laisser place à une phase metal rock d’inspiration Muse sur laquelle Maxim saisit l’occasion de lâcher de nouveaux solos de guitare. Le groupe livre ensuite une nouvelle chanson plus rythmée avant de tirer sa révérence. « Merci beaucoup. Vous êtes formidables. Je vous aime beaucoup. A très bientôt » lance Maxim pour répondre à l’ovation de l’Olympia.

Certains spectateurs quittent la salle. D’autres tapent des pieds. Maxim revient seul avec une guitare acoustique. « J’aimerais vous jouer une chanson qui n’a rien à voir avec Yodelice mais elle a de l’importance dans mon coeur. Elle s’appelle Talk to Me » confie-t-il. « A chaque fois que je veux la jouer, j’ai un problème d’accordage. En fait, c’est moi qui ne sais pas poser un capodastre… J’en profite pour vous remercier. Avec Yodelice, on vit une aventure incroyable en France et ailleurs. Merci du fond du coeur ». Dans un silence de cathédrale, le chanteur propose sa ritournelle folk.

« Est-ce que ça vous dit de faire les cuivres ? »

Il présente ensuite ses musiciens et lance le plus groovy Cloud Nine. Yodelice livre dans la foulée Wrap It Up introduit par un « On adore le boogie woogie. Tout est dans le jeu d’épaule ». Les musiciens chantent en choeur. Le public participe gaiement. Une ambiance de fête s’installe dans l’Olympia. Avant de s’en aller définitivement, Maxim remercie et fait applaudir les techniciens.

« J’aurais adoré avoir les cuivres avec moi sur scène. Est-ce que ça vous dit de faire les cuivres ? » demande-t-il aux spectateurs. Le public ne se fait pas prier et chante en choeur sur une dernière chanson ambiance western ponctuée par un final heavy rock. Le groupe salue au centre de la scène. Il est 22h15 quand les lumières se rallument. La salle se vide rapidement dans un brouhaha où pointe une certaine satisfaction.

En 1h30, Yodelice a fait le tour de ses deux albums pour proposer un spectacle solide, hommage au folk et au rock, pour le plus grand plaisir de ses fans. Johnny Hallyday, présent dans la salle, a dû apprécier lui-aussi.

LA SET LIST :

BREATHE IN
INSANITY
NOISE
MY BLOOD IS BURNING
MORE THAN MEETS THE EYE
ALONE
SHADOW BOXING
FREE
SUNDAY WITH A FLU
THE OTHER SIDE
CONFESSION
WAKE ME UP
EXPERIENCE
???

:::

TALK TO ME
CLOUD NINE
WRAP IT UP
WHITE PAGE

/// Textes : Mr. Grieves /// Crédit photos : © Joëlle Rasoarivelo ///

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