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Joëlle Rasoarivelo Photographe
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Photos WU LYF, La Femme, Concrete Knives @ Festival Les Inrocks Black XS 2011

NEWS LIVE REPORT INFOS ARTISTES

PHOTOS WU LYF, LA FEMME, CONCRETE KNIVES @ LES INROCKS BLACK XS 2011

Le festival Les Inrocks Black XS 2011 entamait sa nouvelle édition par un plateau de choix à la Cigale (Paris). En quatre heures, les spectateurs ont pu apprécier les prestations d’Owlle, Concrete Knives, La Femme et WU LYF. Une chanteuse française dans les nuages, deux groupes français sur-vitaminés et un groupe anglais torturé, que demander de plus pour ce coup d’envoi totalement réussi !


*** Les photos ne sont pas libres de droits /// All rights reserved ***

Les Concrete Knives ont convaincu la Cigale qu’il faudra compter sur eux en 2012

Après une première prestation aérienne de Owlle, des chants tribaux résonnent dans la Cigale. Précédé par son EP Time for Disco qui ressuscite le rock dansant des années 80, le quintette caennais Concrete Knives se pointe sur scène à 19h40. D’entrée de jeu, le groupe attaque avec Greyhound Racing. La vibe dansante s’installe immédiatement dans la salle parisienne.

Le groupe se fait ensuite plus lourd et conquérant. La machine à danser est relancée avec un troisième morceau plus pop, sautillant et revigorant. La force des Concrete Knives résident dans leur capacité à pondre des chansons qu’on a l’impression d’avoir déjà entendues. C’est notamment le cas de Happy Mondays qu’on a l’impression tout droit sorti d’un club new-yorkais des années 80. La Cigale frétille sous les assauts pop dansants.

La chanteuse Morgane Colas, lookée à l’ancienne, danse et s’approche des premiers rangs. A sa droite, le guitariste à bonnet Nicolas Delahaye est plus statique mais sa jambe ne peut s’empêcher de battre le rythme. A sa gauche, le bassiste Martin Bonnet fait des va-et-vient avec son instrument. En arrière plan, Guillaume Aubertin est carré à la batterie et tient la baraque. Les claviers d’Adrien Lepêtre sont efficaces à en crever.

Dans la foulée, le groupe distille son morceau phare Brand New Start où l’efficacité est toujours de mise. Un phrasé énergique entretient les ardeurs de la Cigale. Nicolas présente ensuite Wallpaper, un nouveau titre qui sera sur le premier album des Concrete Knives à paraître l’année prochaine. « Merci la Cigale de votre accueil. C’est très cool de jouer à Paris » ajoute-t-il. Morgane et Nicolas chantent ensemble sur ce nouveau morceau toujours au service de la danse.

Des bidouilles de synthés annoncent ensuite une chanson plus rock avec des riffs de guitare incisifs. Morgane danse comme dans les années 80. La température monte encore d’un cran. Sur le titre suivant, elle se jette carrément dans la fosse. Elle sait comment attirer l’attention ! Pour clore sa prestation, le groupe propose un instrumental tribal où pointent une influence afro beat et des mises en place bien senties. En 30 minutes, les Concrete Knives ont convaincu la Cigale qu’il faudra compter sur eux en 2012.

La Femme fait renaître de ses cendres le meilleur de la musique des années 80

A 20h50, le groupe La Femme monté entre Paris, Biarritz et la Bretagne se présente devant la Cigale. Aligné sur deux rangées, le sextette apparaît habillé de blanc et cheveux blonds de rigueur. Au premier rang, la chanteuse, le batteur et un claviériste. Au deuxième rangs, trois illuminés tour à tour aux claviers, à la basse, à la guitare et aux pads. Une armada de synthés ouvre le bal dans une ambiance bleutée. Les lumières se font plus rouge et la guitare fait son apparition sur le deuxième titre du set. Les influences sont 80’s à mort. Les looks homogènes font irrésistiblement penser à Devo. Les amateurs de punk/new wave/post punk sont aux anges.

La fosse danse et hurle sous les tromboscopes quand vient le moment de Sur la planche et ses rythmes synth pop métronomiques. Une chorale vêtue de capes noires se greffent à la formation sur La Femme ressort. Elle reste sur Françoise, une comptine glaciale et fantomatique qui débouche sur le frénétique Paris 2012 dont les boucles de synthé font encore une fois penser à Devo. Une spectatrice en profite pour monter sur scène et chuchoter quelque chose à l’oreille du claviériste/chanteur. Il se marre. A la fin du titre, un fumigène explose sur scène pour annoncer le grave From Tchernobyl with Love dans une ambiance très kraftwerkienne. Certains musiciens portent des masques à gaz pour l’occasion. La Femme a vraiment un univers bien particulier auquel tout le monde semble adhérer ce soir.

Deux titres robotiques simples et efficaces relancent l’euphorie dans la Cigale dont Telegraphe. « Vous êtes prêts pour le final ? ». La Cigale en voudrait encore plus mais le groupe envoie simplement Antitaxi! en dansant sur scène. « Prends le bus » disent-ils. « Prends le taxi » dit-elle. Les paroles sont minimaliste mais on s’en fout ! C’est la folie dans la salle. Après 40 minutes de show, La Femme achève les spectateurs avec un capharnaüm sonore. Intense et efficace. Le groupe aura marqué cette édition 2011 et fait renaître de ses cendres le meilleur de la musique des années 80 !

La World Unite Lucifer Youth Foundation est au rendez-vous

Après une apparition éclair de Rover, c’est au tour de WU LYF de clôturer cette première soirée du festival Les Inrocks Black XS à la Cigale. Sous des lumières bleutées, Ellery James Roberts entame les premières notes de claviers de LYF. Sur ce son d’orgue, la cérémonie peut commencer. La Cigale ne se fait pas prier pour danser. De profil, Ellery James éructe en se tapant la poitrine. La guitare d’Evans Kati est baignée de reverb. Joseph Louis Harland Marnning tape comme une mule sur ses fûts. Le décor est planté.

WU LYF poursuit avec Cave Song, une chanson rock entraînante qui, comme son nom l’indique, vient de la cave. Des mouvements de foule traversent la fosse sous des lumières rouges. La World Unite Lucifer Youth Foundation est au rendez-vous. Ellery James finit ce titre a capella. On croirait avoir affaire à un illuminé. L’apocalypse continue avec Summas Bliss. Le frontman nous rappelle ensuite que la vie est une péripatéticienne avant d’entamer seul au chant et aux claviers Such a Sad Puppy Dog. Il se met torse nu pour le plus rythmé Spitting Blood qui fait penser à du Arcade Fire qui aurait avalé un tube de pilules punk. Le bassiste Thomas David Francis McClung le seconde au chant.

Les Anglais distillent dans la foulée un bon Dirt où batterie et claviers règnent en maître. Thomas reste seul en scène. Après un speech en français, il prend la guitare pour une interlude instrumentale à laquelle se joignent le guitariste et le batteur. Ellery se pose devant la batterie et attend que ça passe. Il enchaîne ensuite seul aux claviers et aux chants l’intro de Concrete Gold. L’occasion de souligner à quel point sa voix torturée est particulière et agit comme des coups de poignard dans le dos.

WU LYF se fait ensuite plus planant avec 14 Crowns for Me and Your Friends. Ellery se tient face au public (c’est assez rare pour le souligner) et les premiers rangs lèvent les bras alors que la chanson devient plus conquérante. Le frontman présente le groupe avant de planter une dernière banderille avec Heavy Pop. Deux accords de claviers et des paroles hurlées mettent le feu à la Cigale qui saute en choeur. Ellery pose son micro au sol et le groupe part en coulisses au bout de 45 minutes de show.

Un rappel est donc de rigueur. WU LYF revient. Ellery dédicace la chanson suivante aux « pussies out there ». Il s’agit de la reprise Wicked Games (Chris Isaak). Le frontman semble apprécier de massacrer la chanson. « J’ai deux soeurs mais je n’ai pas de frères. Mes frères, ce sont eux » dit-il en montrant ses trois acolytes. Dès que des rythmes dansants de We Bros pointent le bout de leur nez, toute la fosse se met à sauter. C’est la liesse pour saluer le dernier morceau du groupe. La Cigale chante en choeur. Ellery se laisse tomber sur les premiers rangs avant d’être tiré sur scène par un agent de sécurité. WU LYF finit la chanson et le rideau se referme à 23h00 tapantes sur cette soirée pleine de bonnes musiques. Et ça ne fait que commencer !

LES SET LISTS :

CONCRETE KNIVES

GREYHOUND RACING
WILDGUN MAN
FAMILY TREE
HAPPY MONDAYS
BRAND NEW START
WALLPAPER
RED SPIDER
LITTLE BOX
FIREWORKS

LA FEMME

???
???
SUR LA PLANCHE
LA FEMME RESSORT
FRANÇOISE
PARIS 2012
FROM TCHERNOBYL WITH LOVE
???
TELEGRAPHE
ANTITAXI!

WU LYF

LYF
CAVE SONG
SUMMAS BLISS
SUCH A SAD PUPPY DOG
SPITTING BLOOD
DIRT
INTERLUDE
CONCRETE GOLD
14 CROWNS FOR ME AND YOUR FRIENDS
HEAVY POP

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WICKED GAME (CHRIS ISAAK)
WE BROS

/// Textes : Mr. Grieves /// Crédit photos : Merci à © Loic Duquenois pour la photo de OWLLE – © Joëlle Rasoarivelo ///

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