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Joëlle Rasoarivelo Photographe
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Photos Fear & Loathing #1 @ La Maroquinerie : zZz, Magnetix, Aladdin, Light Light

FEAR & LOATHING #1 @ LA MAROQUINERIE : ZZZ, MAGNETIX, ALADDIN, LIGHT LIGHT

Pour bien commencer 2012, Gonzaï installait sa soirée Fear & Loathing à la Maroquinerie avec un plateau composé de zZz, Magnetix, Aladdin et Light Light. Une soirée placée sous le signe du rock déviant que nous ne pouvions pas manquer.


*** Les photos ne sont pas libres de droits /// All rights reserved ***

Le flyer annonçait le premier concert à 20h. En arrivant à 19h55, on découvre une Maroquinerie pratiquement vide. Ça sent la rentrée. 20 minutes s’écoulent avant que le premier groupe de la soirée ne pointe le bout de son nez. Il s’agit de Light Light, side project du batteur du groupe hollandais zZz qui se présente accompagné d’une chanteuse, d’un guitariste et de son compère claviériste de zZz.

Light Light propose une belle envolée psyché

Une guitare pleine de reverb sonne le début du concert. La formation démarre son set dans une ambiance cool. La Maroquinerie est happée par la voix pure de la chanteuse à frange. Le batteur assure quelques choeurs. Le clavier joue avec son séquenceur. Light Light propose une belle envolée psyché. Dès le deuxième morceau, la salle est bien remplie. La chanteuse prend la basse et engage le groupe dans un titre plus rythmé et lumineux. La basse passe ensuite entre les doigts du claviériste qui lance une ambiance fantomatique et dream pop. Le rythme s’accélère tout d’un coup et la chanteuse esquisse ses premiers pas de danse. La basse groove, la guitare est aérienne.

Light Light instaure ensuite une introduction extra-terrestre. Sous des lumières vacillantes, la batterie se fait vigoureuse et sautillante. Le guitariste s’empare de la basse. La chanteuse tire quelques notes de son mini-clavier. Le séquenceur sort des sons explosifs et spatiaux. La Maroquinerie se prend une bonne dose outta space pop. Le batteur lance dans la foulée un beat electro. Le rythme entêtant et répétitif vient tout droit des 80’s. On a l’impression d’écouter du Kraftwerk dansant. Le batteur présente la chanteuse. La chanteuse présente et le batteur. Light Light enchaîne sur un titre nerveux adouci par une voix sucrée. L’énergie du morceau donne envie de se mettre à courir !

Le guitariste envoie ensuite un son bien accrocheur pour un titre frénétique, rapide et aérien au refrain pop conquérant. On est plongé dans une ambiance shoegaze, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Alors que le concert aborde sa dernière ligne droite, la Maroquinerie est blindée et ravie. Certains dansent au premier rang alors que la chanteuse et le batteur chantent en décalé. En guise de chanson d’adieu, Light Light se fait plus cool et pop. Le claviériste prend la basse. Le batteur lance des sons bizarres. La chanteuse nous sort une voix à la Kate Bush. Les effets de guitare entrent en action pour un final noisy hallucinogène et diabolique qui met tout le monde d’accord. Light Light valait le détour. Ces 40 minutes de concert ont donné à merveille le ton de la soirée.

Magnetix enchaîne comme un névropathe

15 minutes pour reprendre son souffle et le duo garage punk Magnetix entre en scène. La salle est blindée et beaucoup d’excités semblent être venus ce soir pour voir la recrue du label Born Bad qui a sorti l’année dernière son nouvel album Drogue Electrique. Les Bordelais rentrent immédiatement dans le lard avec I Drink (But My Guitar Doesn’t) et sa guitare incisive. Ils enchaînent sur Greenlight dans un esprit garage à l’ancienne. Aggy Sonora officie sans charleston, ce dernier étant remplacé par un tom basse et une ride, dans un esprit punk à souhait.

Après un détour par un titre qui sent bon les Cramps, Magnetix enchaîne comme un névropathe sur Mort Clinique, extrait de son album précédent Positively Negative. Le son de guitare est énorme, la batterie bien lourde. Les têtes s’agitent. Sur le morceau suivant, le duo arrive encore à descendre plus profondément dans la cave. Emporté par l’énergie, Looch Vibrato arrache son jack avant de repartir encore plus agressif sur Drogue électrique. La batteuse bastonne ses fûts. Le frontman vocifère et gratte férocement sa guitare et finit à genoux noyé dans un larsen. Le duo enchaîne sur un titre plus cool sur deux accords ou presque.

Looch Vibrato nous gratifie d’un grand n’importe quoi seul à genoux avec sa guitare et son effet delay qui répète à l’infini ses coups de mediator. Il poursuit sur un nouveau titre rentre-dedans qui rend les spectateurs hystériques. Certains s’attrapent par les vêtements et se fond tourner joyeusement. Suivent un instru aux rythmes concassés et un morceau rampant. Magnetix achève sa prestation avec un nouveau riff frénétique. Le guitariste met ses boutons de pédales au maximum et saute violemment sur place. Il met finalement sa guitare au dessus de sa tête pour présenter sa camarade de jeu. Le duo s’éclipse après 40 minutes d’un set diablement efficace. La sono crache Blitzkrieg Bop. Tout est presque dit…

zZz peut tout aussi bien prendre aux tripes avec de la synth pop speed, du disco funk, du garage rock ou du rock psyché

Alors qu’une bonne rasade de titres des Ramones coulent dans nos oreilles, le duo batterie/claviers hollandais zZz monte sur scène pour faire ses balances. A 22h15, il revient pour de bon pour un premier titre à la vibe garage surf retro. Le batteur donne toute l’ampleur de sa voix grave et le claviériste l’étendue de sa dextérité. Le duo s’en donne à coeur joie. Des sons de clavier à l’ancienne rappellent un peu les Doors sous emphétamine. A la batterie, le musicien affiche une nonchalance assumée alors que son compère envoie la sauce sous son chapeau tel un Jerry Lee Lewis lui-aussi sous emphétamine. Au premier rang, un spectateur fait l’hélicoptère avec ses cheveux… C’est du délire.

zZz évolue dans plusieurs registres. Il peut tout aussi bien prendre aux tripes avec de la synth pop speed, du disco funk, du garage rock ou du rock psyché. Dans tous les cas, dans la salle, ça se bouscule entre défoncés. Les corps se déchaînent. Le duo ne laisse aucune respiration entre ses morceaux. Les Hollandais assurent comme des sauvages. Un spectateur torse nu monte sur scène et se jette sur les premiers rangs. La fosse ressemble à un bain bouillonnant pendant que le batteur matraque ses fûts sous des lumières clignotantes et que le claviériste sample ses quatre claviers en boucle.

Pour finir son set de 35 minutes, zZz lance un instru pop. Le claviériste laisse résonner ses claviers. Les lumières se rallument dans la salle marquant la fin de ce concert commando qu’on aurait bien voulu prolonger de quelques minutes encore. Les Ramones reprennent leur droit avec Havana Affair.

Les compositions d’Alladin sentent bon la luxure et la fin du monde

Pour clôturer la soirée, le projet de Gilbert Cohen (Versatile, Château Flight) et Nicolas Ker (Poni Hoax, Paris), Aladdin, se présente à 23h10 dans une Maroquinerie dégarnie. Accompagné par un guitariste, Aladdin vient présenter son premier album We Were Strong, So We Got Lost. Dès les premières secondes, Nicolas Ker semble un peu ivre mais ça va bien avec le genre cold wave dégagé par la formation. Les compositions du groupe sentent bon la luxure et la fin du monde et rappellent par moment Suicide mais elles ont du mal à convaincre l’intégralité de l’assemblée qui déserte petit à petit les lieux.

Aladdin se fait plus dansant avec The Sun Is on Fire, Suicide Groove ou encore The Secret Life of Animals et parvient à faire danser une partie du public. La guitare larsène furieusement. Le trio distille l’electro rock Mass Confusion avant de lancer un dernier titre aérien, hypnotique et défoncé sur lequel le guitariste jette sa guitare et la piétine copieusement. La salle se vide rapidement sur les coups de minuit.

Cette première soirée Fear & Loathing à la Maroquinerie a tenu toutes ses promesses entre le shoegaze psychédélique de Light Light, le garage punk de Magnetix, le melting pot musical de zZz et les ambiances electro dark d’Aladdin. La prochaine soirée proposera un autre visage mais tout aussi intéressant. Le 11 février 2012, elle accueillera notamment Christophe et Alister. Et c’est sûr, on y sera !

/// Textes : Mr. Grieves /// Crédit photos : © Joëlle Rasoarivelo ///

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